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 Chouette je te plumerai ! [ libre ]

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Bill Engel
Armée de Dumbledore
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Date d'inscription : 07/08/2007

MessageSujet: Chouette je te plumerai ! [ libre ]   Mar 19 Fév - 21:18

Pourquoi diable Morphée ne voulait-il plus de lui dans son royaume ? Lui qui aimait tellement dormir, qui considérait cette activité comme l'une de ses plus grandes passions était réduit au stade d'insomniaque, ne pouvant plus profiter du bienfait des rêves. Quoi de plus beau et de plus libérateur que de rêver ? Quoi de plus horrible et agaçant que d'être contraint au réveil ? Quand la réalité et le monde ne sont que tristesse, les rêves ne demeurent-ils pas le seul refuge de l'Homme ? Les personnes privées de rêves sont bien tristes et moroses... Bill n'était pourtant pas comme cela !

Cela faisait maintenant une bonne demie-heure que le jeune homme tournait et retournait dans son lit à baldaquin, ne trouvant plus le sommeil à une heure aussi matinale. Le fait qu'il soit ainsi réveillé alors que tous ses camarades de Gryffondor dormaient encore à poings fermés ne faisait qu'accroître sa rage. Il devait bien voir les choses en face ; il ne se rendormirait pas. Tant pis, voilà un samedi qui commençait très mal, donc un très mauvais week end en perspective. Le jeune homme resta de longues minutes les yeux rivés sur les tentures qui lui servaient de baldaquin en se disant qu'il aurait tellement aimé se lever des heures plus tard, en même temps que ses camarades. Il n'avait pourtant pas le choix, il devait se lever. Ce fut donc en maugréant contre le roi des rêves que le jeune homme ouvrit les épais tissus écarlates de son lit et regarda l'heure qu'il était : 7h30. On a vraiment pas idée de se lever à une heure aussi matinale un samedi !

Passage obligatoire par la salle de bains pour se préparer et se remettre les idées en ordre, voire se remettre de bonne humeur, puis il faudrait s'occuper avant 9h00, heure à laquelle les tables commençaient à se remplir de mets onctueux, donc heure du petit-déjeuner. Bill passa un long quart d'heure sous la douche puis une belle demie-heure à se préparer. Comme ils étaient en week end, les élèves de Poudlard n'étaient pas contraints de porter l'uniforme, ce qui arrangeait bien notre jeune homme qui ne supportait pas de devoir ressembler aux autres. Certes, avec son maquillage et ses cheveux il ne ressemblait pas aux autres mais l'uniforme n'était vraiment pas pour lui plaire. Après s'être maquillé, lissé les cheveux, vêtu de son jean et de son t-shirt préféré, Bill descendit en silence dans la salle commune, ne sachant pas encore ce qu'il pourrait y faire en patientant.

Lorsqu'il eût descendu les marches qui menaient de son dortoir à la salle commune, le jeune homme ne fut guère surpris de voir qu'elle était déserte. En effet, les autres élèves devaient encore dormir et, honnêtement, ce n'était pas Bill qui allait leur en vouloir pour cela. Le feu magique dansait déjà dans l'âtre immense qui servait de cheminée aux lionceaux, signe que les elfes de maison se mettaient déjà au travail. En s'asseyant sur le fauteuil près de cette cheminée, le regard de l'allemand fut attiré par une feuille de parchemin vierge et une plume. C'était comme ci le ciel lui disait d'écrire, ce qu'il n'avait pas fait depuis longtemps. Il pensa donc qu'il était temps pour lui de donner de ses nouvelles à sa famille mais aussi que l'élève à qui cela appartenait ne lui en voudrait certainement pas de lui avoir emprunté une feuille de parchemin. De toute façon, s'il insistait vraiment, Bill lui en rendrait une autre.

Les minutes s'écoulaient et Bill noircissait chaque ligne de parchemin. Il n'avait pas écrit à ses parents depuis des semaines, bien que ces derniers lui eussent envoyé un grand nombre de lettres qui demeurèrent sans réponse. Le jeune homme leur racontait tout ce qui se passait au château, n'omettant pas quelques petits ragots au passage car il savait que sa chère mère adorait cela. Il dressa, pour son frère, le portrait de quelques jolies filles en espérant que ce dernier ne fasse pas tout pour venir faire leur connaissance ; pour les beaux yeux d'une jeune fille, Tom était près à traverser l'Atlantique à la nage. Finalement, une demie-heure plus tard, le jeune homme repliait la lettre et la glissait dans une enveloppe qui trainait dans la salle commune.

La Grosse Dame ne fut guère ravie d'être réveillée aussi tôt mais Bill n'en avait strictement rien à faire, il devait poster cette lettre avant l'heure du petit-déjeuner. Il parcourut rapidement le dédale de couloir et la volée de marches qui le séparaient de la volière et poussa bientôt l'immense porte de cette pièce si célèbre. Cela sentait aussi mauvais que la dernière fois qu'il y était venu et des centaines de fientes d'oiseaux trônaient sur le sol. De toute évidence, les elfes de maison avaient, une fois encore, omit d'aller nettoyer la volière. Le jeune homme repéra bien vite la chouette qu'il utilisait tout le temps, noire comme la nuit avec des reflets bleutés, mais cette dernière sommeillait encore. Il s'approcha donc doucement de son perchoir et posa son index manucuré sous le bec de l'animal. Ce dernier le toisa de ses yeux or avant d'ouvrir ses ailes et de s'envoler pour se poser plus haut.


« Ah non, tu peux pas me faire ça ! Descend de là tout de suite ! » lui lança le jeune homme, peut-être avec l'infime espoir qu'elle le comprendrait.

Mais la chouette ne semblait pas décidée à redescendre et le narguait du haut de son perchoir. Qu'à cela ne tienne, le jeune homme monta sur le rebord de la haute fenêtre qui se trouvait à côté de la poutre sur laquelle était perché l'animal et se rendit alors compte à quel point il lui était important de ne pas glisser ; on pouvait dire ce que l'on voulait mais c'était vachement haut.


« Descend ou tu auras ma mort sur la conscience ! » lui dit-il.

Bill se pencha alors en avant et posa l'une de ses mains sur la poutre mais elle était encore trop loin de l'endroit où était l'animal. Il se mit en équilibre sur une jambe et se pencha le plus qu'il pouvait mais rien à faire, l'oiseau était encore trop loin. Le jeune homme était en train de jurer, toujours haut perché, lorsque la porte de la volière s'ouvrit...


Dernière édition par Bill Engel le Mar 19 Fév - 21:58, édité 1 fois
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Alessandra B.Wellington
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MessageSujet: Re: Chouette je te plumerai ! [ libre ]   Jeu 21 Fév - 17:26

Encore. C’était toujours la même rengaine qui revenait sans cesse. Sans sens. Sans intérêt. Sans sympathie. Alessandra ferma les yeux pour faire passer cette boule caverneuse qui tentait de glisser dans sa gorge, se frayer un chemin jusqu’à ses yeux pour couler sur sa joue. Comment dire à sa sœur, qui était là, debout devant elle, qu’elle ne désirait pas partir ? Les mots. Les phrases. Toujours les mêmes, dénués de signification ou de valeur morale. Elle voulait rester. Pour énerver sa frangine? Non, ce n’était pas dans ses intentions. Pourquoi ne pouvait-elle pas comprendre que sa maison, c’était ici? Troublée, elle porta son regard au fond du corridor, tentant d’ignorer celui de Jacintha. Elle était son aînée d’un an et ne s’était jamais plût à Poudlard. Et voilà que, sur un simple coup de tête, elle désirait partir! Mais la rouge et or n’éprouvait pas ce besoin ni cette insécurité et c’est ce qu’elle essayait de lui expliquer, en vain . Alors, après quelques secondes d’un silence manipulateur, elle acquiesça silencieusement. Elle garderait le secret. Les professeurs ne devaient pas savoir qu’une élève de plus venait de quitter les rangs des rouges et ors. Oh, elle allait bien leur en toucher un mot, mais pas immédiatement. Persécutée. Ce mot sonnait encore étrangement à ses oreilles. Pourtant, n’était-ce pas la raison qui poussait cette fille, avec lequel elle est liée par les liens du sang, à quitter cet établissement ?

Les serpentards devenaient de plus en plus cruels et ce n’était pas tout le monde qui réussissait à tenir le cap. C’était une guerre sans merci, où seul tenir bon était déjà un exploit. Les coups bas étaient permis et les gryffondors ne pouvaient compter que sur eux-mêmes. Certains enseignants étaient avec eux, mais ils étaient si rares… Oui, Alessandra allait se taire. Pour ne pas donner la satisfaction à ces forces obscures de savoir qu’une nouvelle personne, une victime de leurs méfaits, venait de céder. Soupirant, elle déposa un doux baiser sur la joue de son aînée, prononçant les mots appropriés avec aigreur. Adieu. Comment une simple gamine de 15 ans pouvait-elle utiliser ce syntagme, alors que d’habitude, il est réservé à la mortalité et aux adultes ? Pourquoi, là, maintenant, dans ce stupide couloir où les gens passaient sans se préoccuper de ce drame qui se déroulait devant leurs yeux ? Inconscient! Oh, elles allaient se revoir. S’écrire. Mais voilà, elle serait maintenant seule. Devant l’adversité. Avec ses peines et ses colères. Oui, l’Italienne n’était pas très heureuse de cette situation. N’empêche, qu’elle allait devoir l’accepter. Comme toujours.

Après quelques secondes où le temps semblait s’étirer, elle se retourna et partit dans les dédales des corridors. Elle détestait les départs. Ils laissaient toujours un goût amer dans sa bouche , un relent de violence et d’ingérence. Et pourtant, elle allait devoir s’y accoutumer. Se remettre à sourire. N’était-elle pas habituée à de telle chose ? Son frère, Paolo, était quant à lui partit l’année dernière. Il ne restait plus qu’elle parmi les rouges et ors. Mais elle ne comptait pas céder. Alessandra était une battante, dans son cœur comme dans sa tête. Et le premier pantouflard, idiot ou vert et argent qui allaient oser se mettre à travers de son chemin allait goûter à la puissance de sa baguette! Soutenu par ses propres pensées, elle commença à avancer jusqu’à se retrouver dans le hall d’entrée. Devant elle? La porte. Puis le parc. Où aller? Il était encore tôt, et les élèves qui étaient réveillés étaient rares. Alors pourquoi aller chercher la tranquillité dans un lieu où elle était présente? Nah…il y avait une autre option. La volière. Sa chouette, Calamille, serait sans doute heureuse de revoir sa jeune maîtresse.

Forte de ses réflexions, elle parcouru à la hâte le chemin qui la mènerait à l'endroit désiré. Une personne lui barra la route, portant l'emblème des serpentards. Il était debout celui-là? Avec dédain, Alessandra lui cracha aux pieds, puis reprit sa route. Elle ne craignait pas les répercussions de son geste. Non pas qu'elle était invincible, au contraire, l'adolescente était nulle en duel, mais dans son cas, la haine avait emporté depuis longtemps sur la raison . Elle ouvrit finalement la porte, après avoir gravit les quelques marches restantes, regardant avec satisfaction le paysage qui s'étalait devant ses yeux. Les hiboux hululaient autour d'elle et les fientes étaient nombreuses. Néanmoins, elle était heureuse. Jusqu'à ce qu'elle aperçoive ce garçon, percher sur le rebord d'une fenêtre. Mais que faisait-il? Inquiète, l'éphèbe s'approcha, reconnaissant vaguement cette chevelure hétéroclite. C'était Bill, un mec de sa maison qu'elle connaissait de vue. Était-il dépressif? Peut-être étais-ce une nouvelle victime de la méchanceté des serpents…N'empêche, elle devait agir! Ne sachant pas que son interprétation était mauvaise, elle dit à vois haute:


-Descend de là! C'est une mauvaise idée…

Puis, elle rajouta en s'approcha légèrement:

- Tu sais, tous les problèmes peuvent s'arranger…
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Bill Engel
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MessageSujet: Re: Chouette je te plumerai ! [ libre ]   Ven 22 Fév - 12:17

Bill venait d'oublier l'idée de prendre cette maudite chouette comme messagère mais se promit de le lui faire payer. Il restait donc debout sur le rebord de la fenêtre, lui lançant le regard le plus noir dont il était capable, celui qu'il réservait généralement aux Serpentard. L'animal le fixait de ses yeux jaunes et semblait le narguer, bien heureux d'avoir obtenu la victoire face à un être humain. Il faut dire que ce n'était pas difficile de prendre le dessus sur une personne lorsque l'on est doté d'ailes. Bien que le nom de famille de Bill signifie ange, le jeune homme n'était pas doté d'ailes donc ne pouvait rivaliser avec cette maudite chouette. Debout, le jeune homme croisa les jambes et s'appuya d'une main sur le rebord de pierre froide.

« Tu ne l'emportera pas au paradis sale piaf ! » lança-t-il avec amertume.

Jamais il ne s'était laissé faire, pas même pas les Serpentard les plus baraqués, alors ce n'était pas une minuscule volaille qui allait faire sa loi. Tandis que le regard charbonneux de Bill parcourait la pièce à la recherche d'une éventuelle autre messagère, il tomba sur une jeune fille qui était devenue toute pâle. Cette dernière semblait malheureuse mais, en cet instant, c'était un tout autre sentiment qui émanait de cette élève ; la compassion et l'envie d'aider. Pourquoi ? Bill l'ignorait.


« Descend de là! C'est une mauvaise idée… » dit-elle avant de reprendre « Tu sais, tous les problèmes peuvent s'arranger… »

Etait-elle en train de le prendre pour une personne dépressive qui tentait de mettre fin à ses jours ? Il faut dire que l'endroit où il se trouvait laissait à penser une telle chose mais jamais Ô grand jamais le jeune homme n'avait songé au suicide ! Lui qui était la joie de vivre incarnée n'était pas animé de pensées morbides et sanglantes et d'une irrésistible envie d'avancer la date de son départ pour l'au-delà. Il devait pourtant reconnaître que les apparences jouaient en sa défaveur et n'en voulait pas à la jeune fille d'être prête à venir en aide à n'importe qui.

Il décroisa les jambes, cessa de s'appuyer sur le rebord et regarda la nouvelle venue. Il avait dû la croiser quelques fois mais ne la connaissait pas plus que cela, il savait juste qu'elle s'appelait Alessandra et qu'elle était un cinquième année. Il lui semblait que cette jeune fille avait des frères et sœurs ici mais, allez savoir pourquoi, Bill ne les voyait plus du jour au lendemain.


« C'est pas ce que tu crois ! Je suis quelqu'un de très équilibré et, pour moi, le suicide n'est pas une solution mais un problème. J'essayais juste de récupérer cet oiseau de malheur pour qu'il aille porter une lettre mais, de toute évidence, cette idée ne le motive pas... » expliqua-t-il.

Il avait parlé tout en prenant appui sur le rebord de la fenêtre pour descendre de ce dernier. Bill ne souffrait pas de ce mal très répandu qu'était le vertige mais être perché à plus d'une soixantaine de mètres de hauteur n'était pas vraiment pour lui plaire. Le Gryffondor vint de placer au centre de la pièce, à la recherche d'un autre messager, tout en parlant à la nouvelle venue :


« Je suis d'accord avec toi, tous les problèmes peuvent s'arranger... même les problèmes de lettres, enfin j'espère ! »

Puis il reporta son attention sur elle. Cette demoiselle était vraiment typée italienne, le jeune homme était prêt à mettre sa main dans un bac rempli de Scrouts à Pétard si la jeune fille n'avait pas au moins un faiseur de spaghettis dans sa lignée. Certes, il pouvait se tromper car, en le voyant lui, il n'était pas très facile de deviner qu'il était allemand, mais le prénom de la jeune fille sonnait plus italien ou espagnol qu'anglophone. Niveau prénom, Bill se disait qu'il ne remercierait jamais assez ses géniteurs de ne pas l'avoir baptisé Hans ou Schlagi. Le fait que la Gryffondor, croyant qu'il allait se suicider, s'était empressée de vouloir l'aider le toucher beaucoup. Cela signifiait qu'elle était prête à venir en aide même au plus parfait inconnu, qu'elle voulait juste aider les autres à régler leurs problèmes... pas de doute possible, elle méritait sa place chez les Gryffy's !

« Tu as encore raison lorsque tu dis que c'était une mauvaise idée de grimper sur ce rebord... que cette chouette reste là-haut !!! » ajouta-t-il rageusement.

Il lui fit ensuite un petit sourire, histoire qu'elle ne le prenne quand même pas pour un fou furieux...
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